jeudi 13 mars 2025

ENCORE ET TOUJOURS LES DEFAUTS DE L'ETRE HUMAIN

 

Voici la suite de mon dictionnaire des défauts de l'être humain  (O, P et Q), un joli assortiment de travers humains qui donnent matière à réflexion... et peut-être à quelques bons personnages pour mes romans !


L’Obstination, c’est l’art de s’accrocher à une idée comme une moule à son rocher, même quand tout prouve qu’elle est fausse. Peu importe les arguments, les preuves ou le bon sens, l’obstiné campe sur ses positions avec la détermination d’un bélier fonçant dans un mur. Et s’il se trompe ? Pas grave, il persistera dans l’erreur, juste pour ne pas donner raison aux autres.

L’Obsession, c’est cette manie de ne penser qu’à une seule chose, au point d’en faire une mission de vie. Que ce soit une idée, une personne ou un détail insignifiant, l’obsédé est capable d’en parler pendant des heures sans jamais se lasser… au grand désespoir de son entourage. À petite dose, cela donne de la passion ; à haute dose, cela transforme une conversation banale en interrogatoire interminable.

L’Opportunisme, c’est la capacité à sentir le vent tourner et à en tirer profit, quitte à oublier certains principes en chemin. Il s’agit de toujours être au bon endroit au bon moment… et surtout, avec la bonne personne. L’opportuniste ne trahit pas, il s’adapte. Un caméléon social qui, curieusement, a toujours l’air d’être du côté du gagnant.

L’Orgueil, c’est la certitude absolue d’être le meilleur, le plus brillant et le plus digne d’admiration. L’orgueilleux ne doute jamais (ou alors, en secret), et il considère chaque critique comme une attaque personnelle. Son problème ? Il pense qu’il a toujours raison, même quand il sait qu’il a tort.

La Paresse, c’est l’art de faire le moins possible, en développant une ingéniosité remarquable pour éviter l’effort. Pourquoi se fatiguer quand on peut remettre au lendemain… ou mieux, au mois prochain ? Le paresseux est souvent un grand penseur : il passe plus de temps à chercher des raccourcis qu’il n’en aurait mis à faire le travail lui-même.



La Perfidie, c’est ce sourire aimable qui cache une dague bien aiguisée prête à frapper dans le dos. La perfidie se savoure à petites doses, souvent sous la forme d’un compliment à double tranchant ou d’une remarque "innocente" qui fait mouche. Son credo ? Faire mal sans en avoir l’air, et surtout, toujours pouvoir nier l’intention.

La Perversité, c’est ce besoin étrange de compliquer les choses et de provoquer le chaos, juste pour voir ce que ça donne. Contrairement à la méchanceté pure, la perversité n’a pas toujours d’objectif clair : c’est parfois juste un jeu, un plaisir sournois à semer la zizanie. Un brin manipulateur, toujours imprévisible, le pervers adore jouer avec les nerfs des autres… et se débrouille pour ne jamais être coupable de rien.

Le Pessimisme, c’est la conviction profonde que tout va mal, que rien ne s’arrangera et que, de toute façon, il y a sûrement une catastrophe en préparation. Il ne voit jamais le verre à moitié plein, ni même à moitié vide : il se demande surtout si l’eau n’est pas empoisonnée. Le pire, c’est qu’il finit parfois par avoir raison, juste parce qu’il a découragé tout le monde autour de lui.



La Quérulence, c’est la passion dévorante pour les disputes et les conflits inutiles. Toujours prêt à saisir le moindre prétexte pour s’indigner, le quérulent adore ergoter, couper les cheveux en quatre et transformer un malentendu en guerre mondiale. Son arme favorite ? Le débat sans fin, où il cherche à avoir le dernier mot… même quand il a tort.

La Querelle, c’est la cousine bruyante de la quérulence : pas besoin d’arguments subtils, juste une bonne dose de mauvaise foi et une tendance à s’énerver pour un oui ou pour un non. Le querelleur adore mettre de l’huile sur le feu, car quoi de mieux qu’un bon conflit pour pimenter le quotidien ? Heureusement, son énergie est souvent aussi intense que brève : il s’éteint aussi vite qu’il s’enflamme.



mercredi 12 février 2025

L'ETRE HUMAIN A DONC TANT DE DEFAUTS QUE CELA ?

 C'EST DINGUE LE NOMBRE DE DEFAUTS QUE PEUT SUPPORTER L'ETRE HUMAIN

(et encore... dans cet article, il ne s'agit que des lettres M et N)





La Médisance est ce talent raffiné de transformer chaque conversation en un concours de commérages. Peu importe la vérité, l’important, c’est de saupoudrer les rumeurs d’une pointe de malveillance et d’un zeste d’exagération. Après tout, pourquoi se contenter de parler du temps quand on peut joyeusement démonter la réputation de quelqu’un ?

La Mauvaise foi est cet art subtil de ne jamais admettre ses torts, même quand les preuves crient l’inverse. On pourrait se remettre en question, mais c’est bien plus amusant de nier l’évidence avec aplomb. Les champions de ce sport arrivent même à convaincre les autres qu’ils ont raison… alors qu’ils savent très bien que non.

La Méchanceté gratuite est cette étrange passion pour l’attaque injustifiée. Pas besoin de raison, ni même de provocation : si on peut piquer, blesser ou rabaisser, autant en profiter. Certains prétendent que c’est pour se sentir supérieur, mais d’autres se demandent juste s’il ne s’agit pas d’un passe-temps comme un autre.

La Mollesse est cette capacité incroyable à transformer la moindre action en exploit insurmontable. Remettre au lendemain, traîner des pieds, soupirer à l’idée de faire quoi que ce soit… Ceux qui en souffrent vivent dans un monde où chaque tâche du quotidien semble être une épreuve olympique.

Le Mensonge, c’est ce petit arrangement avec la vérité qui, parfois, s’auto-persuade d’être un simple embellissement des faits. Il peut être innocent ou carrément manipulateur, mais il finit toujours par se retourner contre celui qui le pratique trop souvent. Parce qu’à force de tordre la réalité, on finit par ne plus trop savoir où est la vérité.

La Manipulation est l’art de tirer les ficelles sans jamais se salir les mains. Pourquoi faire soi-même quand on peut influencer les autres pour qu’ils fassent exactement ce qu’on veut ? Ce talent, bien utilisé, transforme n’importe quel individu en marionnettiste professionnel… jusqu’au jour où les fils se cassent.

La Mesquinerie, c’est cette obsession de gratter, chipoter et compter tout, surtout quand il s’agit de ce que les autres doivent et non l’inverse. Offrir un café mais réclamer la pièce de 10 centimes oubliée, refuser de rendre un service sans contrepartie… Une vraie philosophie du "rien pour rien" appliquée à la lettre.

La Mélancolie excessive, c’est ce penchant à voir le monde comme un immense roman triste où tout va mal, ira mal et a toujours mal tourné. Un beau coucher de soleil ? Ça rappelle surtout le temps qui passe et la jeunesse envolée. Les optimistes ont bien du mal à dérider ces poètes de la morosité.


                                 



La Négligence, c’est cet art de tout faire à moitié, de laisser traîner et d’oublier l’essentiel. Ce n’est pas vraiment de la paresse, plutôt une sorte de détachement inspiré qui fait que les choses importantes passent systématiquement à la trappe. Et après tout, pourquoi se soucier des détails quand on peut simplement croiser les doigts pour que tout s’arrange tout seul ?

La Névrose, c’est la capacité à transformer un simple détail en une montagne insurmontable. Chaque petit tracas devient une tragédie digne des plus grandes tragédies grecques, et chaque choix se mue en dilemme insoluble. Le pire, c’est que ceux qui en souffrent sont parfaitement conscients de leur excès… ce qui ne les empêche pas de continuer à angoisser pour tout et rien.

La Naïveté, c’est ce doux mélange d’innocence et de crédulité qui pousse certains à croire à tout et n’importe quoi. Les arnaques du web, les belles promesses, les arguments foireux… Rien ne leur échappe, sauf peut-être la méfiance élémentaire. Mais après tout, voir le monde avec des yeux d’enfant, c’est joli… jusqu’au moment où on se fait avoir.

Le Narcissisme, c’est l’assurance absolue que l’univers tourne autour de soi, et que les autres ne sont là que pour applaudir. Chaque miroir est un allié, chaque conversation doit revenir à son sujet préféré (soi-même), et chaque critique est un crime de lèse-majesté. Le problème, c’est que l’admiration des autres n’est jamais suffisante… et ça finit par fatiguer tout le monde.

La Nuisance, c’est la capacité à être bruyant, envahissant ou agaçant sans même s’en rendre compte (ou parfois, en s’en rendant très bien compte). C’est ce voisin qui tond sa pelouse à 7h du matin un dimanche, cet ami qui parle trop fort au restaurant ou ce collègue qui clique son stylo sans arrêt. Un don naturel pour tester la patience de son entourage.

La Nonchalance, c’est cette façon décontractée de traverser la vie comme si rien ne pressait jamais. Tout peut attendre, y compris ce qui devait être fait hier, et pourquoi se presser quand on peut prendre son temps ? À petite dose, c’est un mode de vie agréable, mais poussé à l’extrême, ça frôle l’immobilisme.

dimanche 2 février 2025

SUITE DU DICTIONNAIRE DES DEFAUTS DE L'ETRE HUMAIN

 La lettre F des défauts de l'être humain 


La lettre K n'étant pas vraiment prolifique en nombre de mots dans le dictionnaire, c'est bien sûr le cas dans les défauts de l'être humain. Pour être honnête, je n'ai pas cru bon noter un quelconque défauts commençant par la lettre K. 

Je vais don me rattraper avec la lettre  L : 


                                        

(A-t-il une tête de lâche ?)

La Lâcheté, c’est cette belle habitude de toujours fuir les responsabilités et les confrontations. Face à un problème, plutôt que d’agir, autant faire semblant de ne pas l’avoir vu ou espérer qu’il se règle tout seul. Malheureusement, contrairement à une chaussette sale, un conflit ne disparaît pas juste parce qu’on l’ignore.

La Lenteur exaspérante, c’est ce don de transformer chaque action en épreuve de patience pour les autres. Prendre trois heures pour choisir entre deux parfums de glace, mettre vingt minutes à démarrer une phrase… Avec eux, la vie est une expérience en slow motion, et les nerfs des autres, un terrain d’entraînement.

La Luxure, c’est cette obsession du plaisir charnel qui fait passer tout le reste au second plan. Pourquoi s’inquiéter des sentiments, de l’intellect ou des conséquences quand on peut juste céder à ses instincts primaires ? Un défaut qui peut donner des histoires passionnantes… mais aussi des lendemains qui déchantent.

La Légèreté irresponsable, c’est ce don pour ne jamais rien prendre au sérieux, même quand la situation l’exige. Pourquoi s’inquiéter des factures, des engagements ou des conséquences quand on peut les ignorer avec un grand sourire ? Le problème, c’est que les autres finissent souvent par devoir ramasser les pots cassés.

Le Laxisme, c’est l’excuse parfaite pour tout laisser aller sous prétexte d’être cool et compréhensif. Peu importe si les règles sont là pour une raison, si tout part à vau-l’eau ou si la situation exige un minimum de fermeté… Le laxiste est en roue libre, et il entraîne les autres avec lui.

lundi 13 janvier 2025

LES DEFAUTS DE L'ETRE HUMAIN (H)


Bonjour à tous :

Je reprends la plume afin de poursuivre mon dictionnaire des principaux défauts de l'être humain. 

Explorons aujourd'hui ceux commençant par la lettre H, I et J  : 


Et avec la lettre H, nous décrochons le pompon avec le pire défaut qui puisse exister : L'hypocrisie.



L'Hypocrisie , c'est l'art de porter un masque impeccable tout en gardant une mine de saint alors qu'on pense tout le contraire. Qui aurait cru qu'on pouvait être à la fois acteur et spectateur dans sa propre vie ?

La Haine est ce moteur passionné qui nous pousse à accorder une énergie folle à détester quelque chose ou quelqu'un. Si seulement on pouvait investir autant d'efforts dans des projets utiles, on aurait probablement déjà colonisé Mars !

L'Hésitation est cette fabuleuse capacité à transformer chaque décision en un débat interminable avec soi-même. Vouloir tout peser avant d'agir, c'est bien, mais à force de tergiverser, même le train fini par quitter la gare.

La Hautaineté , c'est cette attitude élégante qui consiste à regarder les autres de haut, comme si on était la star d'un défilé permanent. Mais attention, à force de lever le menton, on risque de trébucher sur un détail… comme un petit caillou.

L'Hystérie , c'est cet art de réagir de manière totalement disproportionnée à des situations souvent banales. Pourquoi rester calme quand on peut transformer un verre d'eau renversé en véritable tornade émotionnelle ? L'hystérie a ce talent particulier pour créer du drame là où il n'y en a pas.



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Pas beau non plus, ce défaut qu'est l'insolence !

L’Impatience est cette adorable manie qui pousse à vouloir tout, tout de suite, et si possible, avant les autres. Pourquoi attendre quand on peut taper du pied, jeter des regards furieux à sa montre et perdre patience devant une file d'attente de deux personnes ?

L’Ignorance est ce trait qui permet de vivre dans un confort intellectuel absolu, sans jamais se poser trop de questions. C’est simple : ce qu’on ne sait pas ne peut pas nous déranger, et après tout, pourquoi s’informer quand on peut juste prétendre qu’on connaît tout ?

L'Indifférence est ce défaut qui consiste à ne pas se soucier de grand-chose, ni des gens ni des situations. À quoi bon s’investir émotionnellement quand un haussement d’épaules peut tout résoudre ? Les indifférents ont une capacité incroyable à traverser la vie comme des ombres, évitant soigneusement les conflits... et les grandes joies aussi, malheureusement.

Avec l'Insolence, cette merveilleuse aptitude à toujours répondre ce qu’il ne faut pas, mais avec style. Être insolent, c'est souvent confondre franchise et manque de respect, et se réjouir du regard choqué qu'on reçoit en retour.

L'Instabilité, enfin, est ce défaut qui transforme chaque décision ou émotion en montagnes russes. Une minute, tout va bien, et la suivante, tout est un désastre. Les instables ajoutent du piquant à la vie... ou des migraines, selon leur entourage.



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La Jalousie, c’est ce défaut  horrible qui transforme un compliment adressé à quelqu’un d’autre en une tragédie personnelle. Pourquoi se réjouir du bonheur des autres quand on peut se ronger les ongles en se disant qu’on méritait mieux ? La jalousie, c’est aussi l’art de voir une menace là où il n’y a qu’un reflet de ses propres insécurités.

La Justification abusive, ou l’art de toujours avoir une excuse prête, même pour des erreurs évidentes. Pourquoi admettre qu’on a tort quand on peut dire que le réveil n’a pas sonné, que le chien a mangé les devoirs ou que Mercure est en rétrograde ? Avec assez d’imagination, on peut justifier l’injustifiable.

Le Jugement hâtif est ce réflexe qui pousse à tirer des conclusions rapides avant même d’avoir tous les faits. Ce défaut a le chic pour provoquer des malentendus mémorables, suivis d’un "Ah, j’avais mal compris" bien tardif.






 


samedi 4 janvier 2025

JE SUIS DE RETOUR

         Après plus de trois mois d'absence, me voilà de retour. Et le choix de cette date n'est pas anodin puisque j'en profite pour présenter à mes chers amis lecteurs, et les autres aussi d'ailleurs, une très bonne année 2025 avec beaucoup d'amour, de joies et de lectures passionnantes.



        A propos de lecture passionnante, savez vous que mon neuvième roman sera publié vers la fin de ce premier trimestre. Il s'agit de "Belle et Bonne", une romance contemporaine qui vous emmènera dans le Haut Doubs, au cœur d’un triangle amoureux aussi intense qu’inattendu. Amour, secrets, et choix déchirants rythmeront cette histoire où chaque personnage doit faire face à ses contradictions.

Voici en avant-première, la quatrième de couverture prévue  :  

        Dans le Haut Doubs, une riche exploitation forestière abrite des secrets bien gardés. Antoine, patron charismatique mais tourmenté, voit sa vie basculer lorsqu’il partage son quotidien avec deux femmes que tout oppose.

        Trois destins qui cherchent un équilibre fragile entre sentiments, jalousies et rêves brisés. Adeline, déchirée entre l’amour et la morale, s’abandonne à une relation qu’elle ne comprend pas toujours. Noor, libre et insouciante, incarne une féminité affranchie mais insaisissable. Antoine, lui, voit peu à peu son empire et son cœur vaciller, rattrapés par ses propres excès.
        Avec une plume à la fois tendre et implacable, "Belle et Bonne" plonge au cœur des émotions humaines, là où l’amour rencontre ses propres limites. 

        Je suis encore à la recherche d'une couverture de livre appropriée. Je vous propose celle ci-dessous : qu'en pensez vous ? 




mercredi 18 septembre 2024

Pomme et Petit-Bois (chapitre 12 à 16)

 Cher lecteur, Afin de te faire une idée précise de ce calendrier de l'avent pour le bonheur des enfants, voici la suite des aventures de Pomme et Petit-Bois 

à LA RECHERCHE DU PERE NOEL.

12 décembre

 


 

Au petit matin, alors que Petit-Bois se réveillait tout doucement, ses fines oreilles captèrent au loin le tintement joyeux des grelots et les chants enjoués des lutins. Soudain, il se retrouva face à face avec le grand ours blanc. Le fauve se tenait debout sur ses pattes arrière, l’air aussi malicieux qu’un renne dans un champ de trèfles. Un rugissement retentit, faisant sursauter Pomme qui dormait non loin de lui.

Déboulant comme une avalanche de joie, les lutins encerclèrent l’ours et nos deux compères. Ils paraissaient aussi excités que des petits galopins devant une montagne de cadeaux de Noël.

Le lutin le plus bavard, parlant aussi vite qu’une fusée, se tourna vers Pomme et Petit-Bois :

— Pas de panique, mes amis ! Coquin l’ours blanc est aussi inoffensif qu’un bonhomme de neige en juillet. C’est juste un farceur dans l’âme !

— Ah, il s’appelle Coquin ? s’exclama Pomme.

— Oh oui, répondit le lutin en riant, c’est plus original que « Médor », non ? Il a un sens de l’humour aussi grand que son appétit pour les saumons et le miel !

Le lutin se tourna alors vers l’ours :

— Allez, Coquin, montre tes talents de gymnaste !

Et là, tels un clown ou un athlète de cirque, Coquin entreprit un double saut périlleux arrière, puis, retombant sur ses quatre pattes, il enchaina un mouvement qui envoya des gerbes de neige dans toutes les directions. Pomme et Petit-Bois se retrouvèrent bientôt couverts d’un manteau blanc, et ils éclatèrent de rire.

La journée se transforma alors en une fête géante dans la neige, avec des glissades improvisées et des batailles de boule de neige ou Coquin sortait toujours vainqueur.

Le soir venu, Pomme et Petit-Bois furent invités à passer la nuit dans la tanière de l’ours blanc, un endroit confortable pour clôturer cette journée pleine de rebondissements.

 

 

 

Une drôle de famille t'attend demain pour continuer l'histoire... mais pour l'instant, il faut dormir !

 

13 décembre

 


Dans la quiétude de la demeure de l’ours blanc, Pomme et Petit-Bois sombrèrent dans un sommeil profond, bercés par les rêves enchantés de la journée passée. Au lever du jour, emplis de gratitude envers leur hôte atypique, ils prirent congé de Coquin après des étreintes chaleureuses, prêts pour une nouvelle journée d’aventures.

Sous un ciel azur, ils se mirent en route, les pas légers et le cœur vaillant. Les vastes étendues de la Laponie s’étendaient devant eux comme une toile vierge, prête à être peinte par leurs pas et leurs découvertes. Le long de leur périple, ils croisèrent un renard couleur pain d’épice, qui les salua d’un regard malicieux, et aperçurent même le lynx aux fesses toutes carbonisées, souvenir cocasse de leur rencontre avec les lutins.

Petit-Bois se mit à rire en se remémorant l’épisode du quatrième jour, où les lutins avaient joué un tour au lynx affamé. L’image du félin fuyant avec des fesses fumantes était toujours aussi hilarante pour lui.

Alors que le soleil commençait à décliner doucement à l’horizon, une mélodie enchanteresse les attira vers l’orée de la forêt. Là, ils découvrirent une scène des plus pittoresque : une jeune fille, aussi belle qu’une étoile dans la nuit, jouait du violon avec une virtuosité remarquable, sous les yeux émerveillés de son père, un vieux monsieur au visage buriné par le temps.

— Approchez, mes amis, apostropha le vieux monsieur d’une voix douce, venez vous joindre à nous pour écouter les notes enchanteresses de ma fille Viola.

La soirée se déroula dans une atmosphère de douceur et de complicité. Viola partagea ses talents musicaux avec Pomme et Petit-Bois, tandis que son père, Marlo, les accueillit avec une hospitalité chaleureuse dans leur cabane au cœur de la forêt. Sous un ciel étoilé, baignés par la musique et la camaraderie, nos deux compagnons savourèrent l’instant présent, reconnaissants pour cette rencontre inattendue dans les contrées sauvages de la Laponie.

 

 

 

L’aventure continue demain, promesse de Pomme et Petit-Bois ! Mais chut, ils dorment déjà…

 

 

 

14 décembre

 

 


Dans la soirée, Petit-Bois se dirigea vers le chenil ou les huskys de Sibérie dormaient paisiblement. Leurs yeux brillants le fixèrent, et il reconnut aussitôt ces mêmes chiens qu’il avait croisés l’avant-veille avec le vieux monsieur sur son traîneau tiré par ces fidèles compagnons.

Dans la cabane, la chaleur du feu de cheminée enveloppait Pomme, Viola et Marlo. Les flammes dansaient, projetant des ombres sur les murs de vieux bois. Le dîner se prolongeait, et les rires résonnaient dans l’atmosphère douillette. C’est alors que Pomme, en savourant une part de tarte aux myrtilles, leva les yeux, se tourna, et figea son regard sur le vieil homme assis à côté de lui.

— Attendez une minute, murmura Pomme, vous… vous êtes le monsieur avec qui j’ai partagé mon repas dans la steppe avant-hier !

Marlo sourit derrière ses yeux tristes. Dans la steppe, il était emmitouflé dans un gros anorak, une écharpe et un bonnet de laine, mais ici, dans sa demeure, il portait un costume et même une cravate. Viola, la jeune fille assise en face de lui, baissa les yeux, comme si elle portait un lourd secret.

— Oui, c’était moi, confirma Marlo. J’étais en route pour la ville ce jour-là, cherchant des provisions et des vêtements pour ma fille.

Pomme se tourna vers Viola :

— Et cette vie solitaire dans la cabane, elle vous convient ?

Viola hésita, puis répondit doucement :

— Ma belle-mère m’a chassée de la maison le jour de mes quinze ans. Une femme méchante, vous savez. Mon père a décidé de me suivre, de quitter sa vie de luxe pour vivre ici avec moi, dans cette cabane. Je viens de fêter mes seize ans.

Marlo prit une gorgée de thé fumant :

— Ici, Viola et moi vivons chichement, pourtant nous sommes riches, très riches, mais ça, c’est une autre histoire. Demain matin, je vous raconterai tout, après une bonne nuit de sommeil.

Mais quels sont donc ces secrets qui se mêlent aux étoiles dans cette cabane isolée au cœur de la Laponie ?

 

 

Viola te chuchote : 'Reviens demain, petit lecteur, Pomme et moi avons encore plein de choses à te dire !

 

 

15 décembre

 

 


Au petit-déjeuner, Marlo raconta la suite de son histoire, une lueur de tristesse dans les yeux. Viola, sa fille de seize ans, avait avoué, l’année précédente, être tombée amoureuse du père Noël. La belle-mère de Viola, mécontente du caprice de la jeune fille, l’avait chassée du château sans demander l’avis à son faible mari.

— Eh oui ! poursuivit Marlo, je suis roi de Hjortlund, un petit état au cœur de la Laponie et ma fille est donc princesse en ce royaume. J’ai encore le cœur serré de savoir que toutes les festivités de Noël passé furent supprimées à Hjortlund. Ma femme, que je n’aime plus, a tout annulé sous prétexte que le père Noël a de trop beaux yeux qui séduisent ma jolie Viola.

— Faut pas vous laisser faire, Monsieur le roi ! s’exclama Pomme, faut reprendre possession de votre château et Viola doit retrouver sa place là-bas avec vous. D’ailleurs, elle a le droit d’aimer le père Noël.

— Je sais, je sais, bredouilla le pauvre Marlo, mais je suis trop gentil et ma femme trop méchante pour que je me risque à reprendre ma place au château.

— J’ai ma petite idée, se risqua Pomme qui achevait son bol de chocolat chaud.

Aussitôt, il se leva de table, sortit de la cabane en bois, contourna celle-ci et retrouva Petit-Bois qui s’amusait avec les huskys près du chenil. Il lui chuchota à l’oreille :

— Voilà ce que tu vas faire, Petit-bois.

Son ami l’écouta avec enthousiasme, puis il s’élança aussitôt dans l’immensité de la steppe, direction le Sud.

Le vieux monsieur et sa fille se mirent à croire en la magie de Noël lorsque Pomme vin leur parler :

— Venez avec moi à Hjortlund pour rejoindre le village du père Noël, vous serez tous deux mon guide. Et on va gagner du temps avec votre traineau et vos courageux huskys. 

L’attelage s’élança vers le Nord sous les flocons de neige. Petit-Bois n’était pas du voyage.

 

Les sapins murmurent : Attends demain, tu découvriras une nouvelle aventure

 

 

16 décembre

 

 


Tout l’après-midi et toute la nuit, le traîneau s’était enfoncé dans le paysage enneigé, avalant les kilomètres avec une détermination sans faille. Hjortlund, la mystérieuse contrée où le père Noël résidait, semblait encore loin, mais Pomme ne perdait pas espoir.

Vers les coups de minuit, alors que la lune brillait d’un éclat argenté, Pomme fut émerveillé en admirant à l’horizon les magnifiques couleurs d’une aurore boréale. Le jaune et le rouge dansaient dans le ciel, le rose et le violet sursautaient à leurs côtés, créant un spectacle céleste d’une beauté inouïe. Les étoiles applaudissaient et scintillaient comme des diamants dans la nuit glaciale.

Pomme ne pouvait détacher ses yeux de ce phénomène magique. Il se sentait transporté dans un autre monde, un royaume où les rêves prenaient vie. Il se tenait là, debout sur le traineau, silencieux, absorbé par la splendeur de l’aurore boréale.

— C’est magique, c’est féérique, jamais rien vu d’aussi beau ! s’exclama Pomme, sa voix à peine audible dans le froid mordant.

Viola et son père souriaient devant l’émerveillement de leur nouvel ami. Ils avaient vu des aurores boréales de nombreuses fois, mais chaque spectacle était unique, chaque danse de lumières avait son propre charme. Ils étaient heureux de partager ce moment avec Pomme.

Marlo brisa le silence, sa voix douce portée par le vent glacial :

— Nous camperons vers le lac des Samis, dit-il, ainsi nous aurons plus que trois jours avant d’arriver au village du père Noël. Le lac est un endroit sacré, où les étoiles se reflètent dans les eaux calmes. Nous y trouverons la sérénité nécessaire pour poursuivre notre chemin.

Pomme hocha la tête, les yeux toujours rivés vers le ciel. Il se sentait privilégié d’être témoin de cette merveille, de faire partie de cette aventure extraordinaire. Le lac des Samis les attendait, et avec lui, de nouveaux mystères et défis.

 

 

 

Les étoiles te souhaitent une douce nuit... et te donnent rendez-vous demain pour la suite

 

 

mardi 13 août 2024

CHAPITRE 7 A 11 DE LA FABLE "POMME ET PETIT-BOIS"

 Bonjour chers lecteur

Je vous propose aujourd'hui de découvrir ensemble les journées 7 à 11 de l'avent avec cette joyeuse fable de POMME ET PETIT-BOIS


JOUR

 


Après une nuit paisible où les étoiles semblaient danser dans le ciel, Petit-Bois se réveilla plein d’énergie, tandis que Pomme se leva le ventre criant famine. Avec un estomac vide et le moral en berne, il se mit en route avec son jeune ami le petit cerf à la recherche d’un village où acheter des provisions.

Par une journée belle mais glaciale, nos deux compères arpentèrent les bois, traversèrent des steppes immaculées et escaladèrent des collines enneigées sans croiser âme qui vive. Alors que le soleil commençait à décliner à l’horizon, ils longèrent le bord d’un lac gelé, où une étrange surprise les attendait.

Six pingouins, vêtus de vestes colorées et coiffés de chapeaux en haut de forme, glissaient et s’amusaient sur la glace, poussant des cris de joie et de rire.

— Hé, lança l’un d’eux, venez donc danser sur la glace avec nous !

Sans hésiter, Petit-Bois se lança en avant, glissa maladroitement avant de retomber sur ses pattes avec un sourire espiègle. Les pingouins éclatèrent de rire devant sa maladresse.

Pomme, pour sa part, ne se sentait pas d’humeur à participer à cette farce :

— J’ai faim ! s’écria-t-il depuis le bord du lac.

Le pingouin qui semblait être le meneur s’approcha de lui avec un sourire entendu :

— Ne t’en fais pas, mon ami ! Il y a un village à quelques kilomètres d’ici. Nous t’y emmènerons demain matin. En attendant, viens donc danser avec nous, puis ton ami et toi vous pourrez venir dormir dans notre igloo bien au chaud pour la nuit. Et pour te rassasier, nous avons même un peu de saumon cru caché dans la neige derrière notre demeure.

Malgré son estomac criant famine, Pomme ne put s’empêcher de sourire devant cette proposition inattendue. Après tout, danser avec des pingouins et partager un igloo, voilà une aventure qu’il n’avait jamais imaginée, même dans ses rêves les plus fous !

 


 

 

JOUR

 



La nuit dans l’igloo fut une véritable féérie. Les pingouins farceurs, avec leurs rires éclatants et leurs bouffonneries incessantes, enchantèrent Pomme et Petit-Bois. Les deux amis se laissèrent emporter par l’atmosphère joyeuse et insouciante qui régnait dans l’igloo improvisé, oubliant les épreuves de leur voyage.

Au petit matin, le soleil se leva sous un beau ciel bleu, baignant le paysage de sa lumière dorée. Pomme et Petit-Bois se joignirent aux pingouins qui les invitèrent à les suivre vers le village voisin.

Parvenus dans la bourgade, nos deux compagnons furent accueillis dans une ambiance festive et chaleureuse. Les rues se paraient de mille guirlandes scintillantes et d’étoiles brillantes suspendues aux fenêtres. Une grande effervescence régnait, les gamins chantaient et dansaient sur les trottoirs enneigés pendant que les adultes s’affairaient à préparer les prochaines célébrations de Noël.

Petit-Bois s’écria soudain, pointant du doigt un immense bonhomme de neige dressé au milieu de la place :

— Oh, regarde, c’est le père Noël !

Pomme esquissa un sourire amusé :

— Désolé de te décevoir, mon ami, mais ce n’est qu’un simple bonhomme de neige décoratif. Le vrai père Noël se trouve plus loin, au cœur de la Laponie. Pis d’abord, le père Noël, il porte un grand manteau rouge et une longue barbe blanche.

Ils passèrent la journée à déambuler dans les rues du village, explorèrent les boutiques pittoresques, contemplèrent les étals colorés des marchés de Noël tout en goûtant aux délices sucrés des pâtisseries locales ainsi que de fameux pains d’épices. Pomme ne put résister à l’appel du chocolat et dévora une plaquette entière de son délice préféré.

Le soir venu, épuisés mais comblés, Pomme et Petit-Bois trouvèrent refuge dans une confortable auberge située en périphérie du village.

Pomme s’installa dans un lit douillet, tandis que Petit-Bois trouva un coin moelleux dans la grange où il put se reposer paisiblement parmi le foin.

 


 

      

                                                          JOUR 9

 



Sous un ciel chargé de nuages menaçants, Pomme et Petit-Bois reprirent leur voyage, bravant vents et tempêtes dans une forêt de sapins qui semblait s’étendre à perte de vue. Leurs pas s’étouffaient sur le sol enneigé, accompagnés par le doux murmure des vents d’hiver.

Vers midi, alors qu’ils se frayaient un chemin à travers les épais fourrés, les voix enjouées des lutins résonnèrent à nouveau dans les bois. Pomme et Petit-Bois se sentirent réconfortés par la présence de ces petites créatures farfelues, se disant que celles-ci devaient être aussi braves et gentilles que leurs amis pingouins.

L’après-midi avançait lentement, et avec elle, la neige commença à tomber, ajoutant une touche de magie à leur voyage. Mais un cri effrayant, à l’origine mystérieuse, déchira le silence de l’hiver. Pomme et Petit-Bois échangèrent un regard inquiet, se demandant ce qui pouvait bien causer un tel vacarme.

Alors que le crépuscule approchait, arrivés en lisière de forêt, les deux compagnons aperçurent au loin un lac scintillant, surplombé par une bande de pingouins allongés paresseusement sur la rive enneigée. Pomme et Petit-Bois s’approchèrent avec prudence, et reconnurent leurs six joyeux amis.

Le chef des pingouins, un grand cœur rouge dessiné sur son gros ventre blanc, les salua d’un geste enjoué :

— N’ayez pas peur du grand cri, mes amis ! C’est juste notre ami l’ours blanc qui aime se faire remarquer. En réalité, il est aussi doux qu’un agneau. Et si vous voulez, vous pouvez dormir en toute tranquillité dans notre igloo cette nuit !

Pomme et Petit-Bois échangèrent un sourire amusé avant d’accepter l’invitation. Après tout, dans ce monde où l’ours blanc qui hurlait comme les loups et où les pingouins rieurs invitaient des voyageurs à dormir dans leur igloo, il valait mieux profiter d’une belle soirée et dormir au chaud près de leurs amis.

 


 

JOUR 10




 

Du fond de leur igloo, Pomme et Petit-Bois furent brutalement réveillés par un bruit étrange, semblable à des coups sourds qui frappaient contre les parois de neige de leur demeure. Intrigués, ils se précipitèrent vers l’ouverture, se demandant ce qui pouvait bien se passer.

Petit-Bois, toujours curieux, se lança le premier à l’extérieur, mais à peine ses yeux s’acclimataient-ils à la lumière du jour que déjà, une boule de neige lui percutait le visage. Pomme, qui le suivait de près, ne put retenir un rire en voyant son ami encapuchonné de neige.

— Mais que se passe-t-il ? s’écria-t-il, tentant de dégager la neige de ses yeux tout en esquivant une autre boule de neige.

Devant les rires cristallins des lutins coiffés de leurs inséparables bonnets, les deux compagnons comprirent que ces farceurs des bois voulaient tout simplement s’amuser. Une énorme bataille de boules de neige éclata devant l’igloo, les six pingouins se joignant à la joyeuse bagarre.

Des éclats de rire fusèrent, des boules de neige volèrent dans tous les sens, et les pingouins glissaient sur la neige avec une agilité surprenante.

Pomme et Petit-Bois ripostaient avec des munitions de neige soigneusement préparées. Les lutins, quant à eux, utilisaient leur agilité et leur magie pour esquiver les attaques et lancer des boules de neige aussi grosses qu’eux-mêmes.

Après cet exercice matinal réjouissant, les lutins s’éclipsèrent dans les bois en riant aux éclats, agitant leurs clochettes et entonnant des chants de Noël joyeux.

Revenus à l’igloo, Pomme et Petit-Bois secouèrent la neige de leurs vêtements. Ils remplirent leur sac à dos de provisions, prêts à reprendre leur voyage vers le Nord, avec un souvenir inoubliable de leur rencontre avec les lutins farceurs.

Toute la journée, sous les flocons de neige qui virevoltaient, ils marchèrent d’un pas léger, le cœur rempli de joie et de chants de Noël qu’ils avaient appris auprès de leurs amis les lutins.

Puis, dans la douceur de la nuit, alors que les étoiles scintillaient au-dessus d’eux, ils entendirent à nouveau le cri lointain de l’ours blanc, ami des pingouins. Une fois de plus, l’aventure continuait, pleine de rires et de mystères.



JOUR 11

 



Pomme et Petit-Bois, armés de leur détermination et d’une bonne dose de bonne humeur, se lancèrent dans une quête épique pour repérer l’ours blanc. Mais comme le souligna Pomme, trouver un ours blanc dans un paysage enneigé ressemblait à chercher une aiguille dans une meule de foin. Ou plutôt, une boule de neige dans une tempête de boules de neige !

Alors qu’ils arpentaient la neige immaculée sans apercevoir âme qui vive, tout à coup, un peu avant-midi, Petit-Bois pointa son doigt vers l’horizon et s’exclama :

— Regarde, Pomme, là-bas au loin, le père Noël avec son traineau tiré par mes cousins les rennes !

Pomme, sceptique, plissa les yeux pour mieux voir, puis secoua la tête avec un sourire en coin :

— Décidément, tu as l’imagination débordante, Petit-Bois ! Tu confonds les chiens de traineau avec des rennes et un brave voyageur avec le père Noël en personne. Je parie qu’il ne transporte pas de cadeaux, mais plutôt des provisions pour le chemin.

Ils rejoignirent bientôt l’esquimau et ses huskys de Sibérie. Après une conversation animée et un copieux déjeuner, Pomme, avide de renseignements, osa poser La question :

— Avez-vous rencontré le père Noël dans vos voyages ?

L’esquimau musher éclata de rire :

— Le père Noël ? Ah, vous avez encore un long chemin à parcourir, mes amis ! Par contre, j’ai croisé un ours blanc qui semblait fort sympathique. Peut-être est-il votre homme ?

Pomme et Petit-Bois, un brin déçus de ne pas avoir rencontré le père Noël mais plein d’espoir pour l’ours blanc, reprirent leur route vers le Nord.

Malgré leurs recherches infructueuses, leur journée fut remplie de soleil sur leurs têtes et de neige à leurs pieds. Les sapins blancs majestueux se courbaient sur leur passage. Le soir, ils s’endormirent sous les étoiles et le silence de la Laponie. Et comme pour leur rappeler leur objectif, l’ours blanc fit retentir son cri dans la nuit, les plongeant dans un sommeil agité plein de rêves faits de rencontres extraordinaires.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


ENCORE ET TOUJOURS LES DEFAUTS DE L'ETRE HUMAIN

  Voici la suite de mon dictionnaire des défauts de l'être humain  (O, P et Q), un joli assortiment de travers humains qui donnent matiè...